[ilds] Wyndham Lewis

James Gifford odos.fanourios at gmail.com
Fri Jul 6 19:06:20 PDT 2007


Alas, I can't find my translation at the moment -- nonetheless, the 
French here is very simple. I always enjoy reading French written by an 
Anglophone...

I transcribed this courtesy of the University of Victoria's new Wyndham 
Lewis collection, which is not yet catalogued. It's something on the 
order of two 7' x 7' shelving units of Lewis print materials.

Cheers,
James

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Lewis, Wyndham. Tarr. Trans. Bernard Lafourcade. Paris: Christian 
Bourgois Editeur, 1970.



A PROPOS DE TARR

Par Lawrence Durrell

Quand il apprit la mort de Lewis, T.S. Eliot
Déclara dans un interview donné au London Times :
« Un grand écrivain anglais vient de mouriri. »
la postérité ne contredira pas ce jugement, car
les dons de Lewis le rangent, sans conteste, en
compagnie d’artistes tels que Joyce et Lawrence.
Sis a reputation est restée obscurie par une sorte
de nuage, il n’est pas difficile d’en trouver les rai-
sons. Ce n’est pas seulment dû à la brochure mal
avisée qu’il écrivit à la gloire d’Hitler (c’était tout
au commencement, avant qu’on ne sût grand-
chose des Nazis et de leurs intentions). Néanmoins,
comme Pound et Céline, il était ennemi de la gau-
che et, comme eux, il poussait l’anticommunisme
jusqu’à l’absurdité. Je ne veux pas dire qu’il soit
possible d’imaginer le philosophe et romancier
Lewis professant des opinions sans générosité.
Mais la gauche ressentait néanmoins le fouet
de ses satires.
L’autre raison était que Lewis était « multidis-

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ciplinaire », un genre d’animal très redouté des
éditeurs. Ses trios importants essays philosophi-
ques ont eu grand success, en particulier Time
and the Western Man (Le Temps et l’Homme
occidental). C’était un peintre de talent. Ses
romans, satiriques et mordants, étaient pleins de
pénétration, écrits avec vivacité, sans temps morts.
Sa prose a un caractère très personnel et fourmille
d’images frappantes. Mais il dispersait son éner-
gie et gaspillait ses dons, préférant la plupart du
temps s’adonner à la satire.
Tarr est son premier roman et, à mon avis, le
Meilleur qu’il ait écrit. Composé pendant le guerre
de 1914 et récit juste après, il supporte à son
avantage la comparaison avec les meilleures œu-
vres de Graves, Aldington et Lawrence.
Il serait heureux de connaître la renaissance à
Paris de ce roman, le premier enfant de son cer-
veau. Il aimant la langue française et la connais-
sait bien – des passages entiers de Snooty Baro-
net ont été écrits directement en français.
Je veux croire que ce grand roman trouvera
un public parmi tous les amoureux de la bonne
literature.
L.D.


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